Musique

_On the radio_ par Carine Chenaux

novembre 2019

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L’avenir est devant où l’on écoute ce que l’humain raconte.

. Kraftwerk Computer Love (1981) – Fondateurs incontestés de la musique électronique, les Allemands robotiques ultra-samplés sortent, trois ans après l’insubmersible et bien nommé The Man Machine, Computer Worldun album qui présage un futur connecté à l’extrême. Visionnaire évidemment.

. The Happy Mondays W.F.L. (Think About the Future Mix) (1988) – Le temps d’une parenthèse enchantée coincée entre dark wave et grunge, les Anglais de Madchester exhortent le monde à prendre les choses à la légère en pantalons baggy. Peut-être pas si barrés qu’ils n’en ont l’air, les Joyeux Lundis semblent faire passer comme une sorte d’avertissement, tranquille entre deux ânonnements. Pense au futur, dude. Et respire.

. Katerine Borderline (2005) – Les mobilités urbaines et les chrono-pathologies sont entrées dans notre vocabulaire. L’homme au sous-pull rose répond au Human After All de Daft Punk par un bon Robots Après Tout et livre son emploi du temps millimétré. Tout va bien.

. Kate Tempest Europe Is Lost (2017) – La Britannique, poétesse, romancière et pointure du spoken word, égrène les composantes du chaos actuel. On ne peut pas mieux dire.

. Tyler The Creator Enjoy Right Now, Today (2017) – Le génial brouilleur de pistes issu du collectif Odd Future livre en guise d’outro à son album Flower Boy l’antidote que doivent s’administrer tous les pessimistes éclairés.

! Bonus ! présent sur le coup, Pharell Williams se rachète de son sirupeux Happy. Dans le même genre, on aime le Bill Is Dead (”These are the greatest times of my life“) de The Fall et le I Know There’s Gonna Be (Good Times) de Jamie xx. Le message des mastodontes de R.E.M. tient bien le coup aussi… ”It’s the end of the world as we know it. And I feel fine.

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